Me tue comme le plus grand chagrin de mes nuits
La neige me plonge dans un éternel puits
Et le vent me statufie dans mes pensées viles
Je me suis tué comme une étoile tranquille
La vie m'apparaît désormais être un produit
Du Mal, de la faiblesse, tout en circuit
Pour que mon malheur puisse s'arrêter en trille
Quand le chaud été nous touche de plein fouet
Le bonheur ressurgit sur mon coeur en archet
Pour que nos passions inachevées s'accomplissent
Et que nos derniers jours ne puissent se flétrir
Qu'au tournant de ces illusions n'aboutissent
Nos espoirs passés avant de devoir mourir
